Jean-Paul Hermant Architectes

Curé

Transformation très basse énergie d'une maison familiale
ConstructionTransformation très basse énergie
ProgrammeTransformation d'une maison familiale
PhaseProjet réalisé 2013
Maître d'ouvragePrivé
ISMatriche srl
TSEcorce
Surface340 m2

Cinquante ans après sa construction, avec ses volumes habitables modifiés vaille que vaille à travers les années et sa performance énergétique estimée à 360 kWh/m2.an, cette maison familiale ne correspondait plus aux attentes de ses propriétaires.
Le bâtiment méritait donc une reconstruction en profondeur sans détruire le charme de la végétation existante.

_ Philosophie

Notre philosophie s’appuie sur une synthèse entre fonctionnalité, technicité, durabilité, coût, esthétique, équilibre des volumes, des formes et des matières, traitement de la lumière,. En accord avec le maître de l’ouvrage, nous avons pu pousser cette philosophie très loin, jusqu’au soin apporté à la réalisation des finitions et de l’ensemble du mobilier.

 

_ Projet

1. De la lumière et de la nature avant toute chose…
Le bâtiment initial a été construit au milieu d’un vaste jardin, encore agrandi par la suppression judicieuse de clôtures mitoyennes. Le propriétaire souhaitait que la transformation ancre encore davantage la maison dans cet univers de verdure et de lumière. Nous avons répondu à cette exigence en concevant un rez-de-chaussée doté de grandes baies vitrées qui assurent un flux de lumière et une transparence entre l’intérieur et les jardins avant et arrière. Les baies donnant sur la terrasse et le jardin arrière s’ouvrent entièrement par coulissement sur une longueur cumulée de 9 mètres.

2. Sommeil et nutrition en connexion avec la nature…
Toujours dans ce souci de rapprocher l’habitat de la nature, nous avons imaginé l’espace à manger et un des espaces à dormir en décrochage par rapport au bâtiment principal. Ces deux volumes « en excroissance » et en porte-à-faux pour le 1er étage sont vitrés sur trois côtés, augmentant ainsi la sensation d’ouverture sur l’extérieur. En été, une bonne partie des châssis est protégée par une végétation environnante abondante. Mises en scène à travers différentes ouvertures, nous avons implanté quatre petites terrasses végétalisées au 1er étage, sculptant le volume intérieurement et extérieurement et dirigeant la lumière.

L’entrée principale a été déplacée de la façade avant à la partie latérale droite du bâtiment. L’avant se trouve ainsi libéré de l’accès piétonnier, du sas d’entrée et de la toilette d’usage et il peut réaliser de la sorte une distinction marquée entre parties communes et privées dans le jardin avant. Enfin, l’accès au garage a été complètement engazonné de manière à maximiser l’intégration de la maison à son environnement totalement vert.

3. Un habitat pour deux passions
Le travail et la préparation de plats gastronomiques. A l’habitat d’y répondre : la cuisine, qui a pris des allures de laboratoire, occupe une partie de l’espace unique du rez-de-chaussée, quant au bureau, il est centralisé dans l’espace ouvert du hall du 1er étage, à la conjonction des trois chambres et des salles de douches.

4. Une organisation de l’espace minimaliste mais chaleureuse
Une architecture contemporaine, minimaliste mais néanmoins chaleureuse : voilà ce que souhaitait le maître de l’ouvrage et c’est ce qui nous a guidé dans la structuration de l’espace de vie intérieur.

Le rez-de-chaussée se présente en un seul volume, mais la position des deux escaliers qui mène du sous-sol au 1er étage crée une structuration visuelle entre le salon et la cuisine. Les meubles intégrés en bois scandent l’espace à leur manière, cheminant en descente douce de la cuisine (plan de travail à 90cm) jusqu’à la table du salon (30cm) en passant par le meuble bas du bord du salon (45cm), par les deux meubles qui encadrent les escaliers (70cm) eux aussi tout en bois. Pour limiter son impact visuel, le maître d’oeuvre a demandé la suppression des garde-corps de l’escalier, et nous avons diminué les sections d’usage en bois en y intégrant une âme métallique non visible.

Les colonnes structurelles métalliques ont été implantées après étude de stabilité pour réaliser des diminutions de section par la réduction des portées des poutrelles métalliques qu’elles supportent. Elles ont été positionnées de manière inclinée pour ramener les charges sur les fondations d’origine des murs de façade.

Enfin, un bardage vertical en bois de cèdre permet d’arrondir aisément les quatre angles extérieurs du bâtiment, donnant ainsi une touche de douceur formelle à l’ensemble et une partie de la cohésion de l’objet dans son environnement.